Alors que l'on reproche de plus en plus aux parents de démissionner de leurs devoirs éducatifs et que l’école aimerait avoir le monopole de l’instruction, certaines familles choisissent de prendre complètement en charge l’éducation de leurs enfants, y compris leur instruction. Car les lois françaises et européennes permettent aux familles de choisir quel genre d’éducation et d’instruction elles veulent donner à leurs enfants. L’Etat est là pour aider les familles à assumer leur choix, pour être garant d’une instruction réussie, et non pas pour en être gérant si les parents ne le souhaitent pas.

Pour les familles qui instruisent leur(s) enfant(s) dès le départ, il s'agit avant tout d'établir une continuité éducative incluant l'instruction, conforme en tous points à leurs choix depuis la naissance. Pour ceux qui déscolarisent un enfant en souffrance, il s’agit de remplir pleinement leur rôle d’éducateur, en mettant tout en oeuvre pour que leur enfant puisse se reconstruire, être revalorisé et retrouver l’estime de lui-même, en se faisant parfois aider de spécialistes.

Cette démarche, mal connue, reste suspecte aux yeux des institutions et du public et est souvent associée à un choix de marginalité, alors que le souci de ces familles est d’offrir ce qui convient le mieux à leurs enfants pour les aider à s’épanouir, à développer leur personnalité et leurs compétences dans le respect de leur différence, afin d’offrir une plus grande diversité et originalité d’Hommes à la société.
C’est un choix courageux : il réclame un gros investissement de la part des parents et ceux qui s'y engagent ont à coeur d'être responsables de ce qu’ils entreprennent. Leur première préoccupation est de développer des outils pratiques pour le bon développement intellectuel, culturel, affectif et social de leurs enfants. Leur démarche est nécessairement pragmatique et créative.