Christelle Mars, professeur des écoles, affirme que « Les enfants doués ne réussissent pas tous à l'école. Beaucoup échouent, beaucoup s'éteignent. Beaucoup trop. Ils sont différents des autres, et l'école n'aime pas les différences ». Les professionnels s’accordent pour dire que l’école ne con­vient pas au HP, mais personne ne propose l’IEF… On considère que la précocité d'un enfant le rend véritablement différent des autres à partir d'un niveau de QI de 125, ce qui correspond approximativement à 5 % de la population (1 à 2 par classe en moyenne). Les QI>132 représente environ 2% de la population, c'est à dire 1 enfant sur 50. On parle de haut QI (HQI) à partir de 145. C'est beaucoup plus rare, mais 0,1% des enfants sont quand même dans ce cas. Soit 400 000 enfants entre 6 et 16 ans répartis dans le système scolaire français actuellement. Tous les sites que j’ai visités sont unanimes : les HP s’en sortent bien au primaire, mais au collège c’est beaucoup plus difficile. Résultat : 1/3 en échec scolaire total, 1/3 avec une réussite moyenne ou médiocre et 1/3 avec une réussite à la hauteur du potentiel ou simplement bonne. Au total, c'est la moitié des HP qui ne feront pas d'études du tout ou des études sans rapport avec leurs capacités exceptionnelles. L’échec peut être la conséquence d’un ennui en classe, le HP rêve ou il s'agite et il décroche ; d'autres facteurs peuvent intervenir : raisonnement intuitif, dyslexie ou autres troubles d'origine sensorielle, hyperactivité, troubles affectifs.